Sensations d’Avril – avril 2026
Ça y est ! Depuis quelques jours, la nature se pare de nouvelles couleurs.
Les feuilles offrent leur vert tendre, tandis que les floraisons exposent leur nuancier multicolore. Du blanc le plus éclatant des pâquerettes au mauve des lilas, en passant par les jaunes des pissenlits, les yeux sont très sollicités. Les abeilles aussi. La profusion de pollens ou de nectar à leur disposition, favorisée par une alternance de jours ensoleillés et doux, voire presque chauds, et des journées plus humides évitant le stress des plantes, décuple leur travail. Et celui de l’apiculteur.
La surveillance des populations apicoles est à son optimum. Certaines colonies, très dynamiques gagnent des kilos en quelques jours. Gare au sentiment d’étroitesse qui peut donner l’envie d’essaimer. L’environnement est prépondérant : une situation ensoleillée à telle heure ou la présence d’un champ de colza ou d’un pré de pissenlit à proximité, et la dynamique de la ruche va être décuplée.
Cependant, les qualités de la reine restent prépondérantes. Le couple reine-colonie possède des caractéristiques propres. Deux ruches voisines peuvent présenter des développements très différents, un rythme et un agenda complètement singuliers.
Alors les visites d’avril sont toujours une découverte pour l’apiculteur, même si des techniques ou sa propre expérience lui font deviner les situations avant même d’être devant la ruche. Des essaims installés depuis à peine 15 jours présentent un développement étonnant, explosif. Des colonies aux reines jeunes, de 2025, ont installé leur descendance depuis début mars et sont à la tête de populations laborieuses. Certaines ruches commencent à remplir une deuxième hausse et en réclament silencieusement une troisième. Mais d’autres ne connaîtront leur véritable expression qu’avec les floraisons d’acacia (en réalité du robinier) ou de tilleul. Les premiers présentent leurs pétales blanc crème depuis quelques jours dans les endroits les plus favorisés. D’autres prennent un peu plus de temps parce que davantage en altitude (50 mètres de différence suffisent) ou soumis à un courant d’air plus frais.
Pourvu qu’il ne pleuve pas. Les fleurs pleureraient et nous avec….